reading in a hammock

 

Que le décor de votre quotidien laisse place à un kaléidoscope de couleurs et de senteurs ou bien qu’il reste peu ou prou le même, je vous propose de varier vos horizons avec quelques lectures propices aux grandes respirations de l’esprit.

 

« L’Amérique des Ecrivains » (Laffont), de P. Guéna et G. Binet. Comme le dit le site de l’éditeur : « Un road trip familial enthousiasmant à la rencontre des plus grands écrivains américains. » Parfaitement résumé ! J’adore ce grand pavé sillonnant à travers les paysages américains, échouant chez les grandes plumes d’outre-Atlantique, prises par surprise dans leur jus. Il se laisse découvrir par petits bouts, au détour d’une sieste. Je le recommande d’ailleurs dans un hamac.

 

La femme aux pieds nus” (Gallimard), de Scholastique Mukasonga. Une plongée sensible, évidemment impitoyable, dans une intimité familiale malmenée par la déportation puis le génocide rwandais, à travers l’hommage d’une fille à sa mère. Un hommage à la vie, au courage, à l’instinct d’une mère prête à tout pour sauver ses enfants et aller de l’avant. Touchant, sobre, ni larmoyant ni racoleur dans le drame. De l’émotion et une très belle rencontre. Se lit d’une traite, prévoir une certaine tranquillité.

 

To kill a mockingbird”, de Harper Lee. En Français, « Ne tirez pas sur l’oiseau-moqueur ». Ce grand classique de la littérature américaine, qui se savoure comme un nectar d’innocence, d’humour enfantin, de pureté et de bonté, malgré la gravité des thèmes abordés (notamment les inégalités raciales dans le Sud des Etats-Unis), a immédiatement valu à son auteure – grande amie de Truman Capote – le prix Pulitzer en 1960. A lire si possible en Anglais vers l’heure du goûter.

 

Pour un mois d’août calme et quelque peu solitaire, je suggère une évasion par les mots de Lyonnel Trouillot dans « La belle amour humaine » (Actes Sud). Une langue poétique et parfumée, des monologues farfelus aux mots riches et précis exposent, indirectement, une philosophie du vivre-ensemble en mettant à l’honneur le village d’Anse-à-Frôleurs, correspondance caribéenne de “La Cité de la Joie” de Dominique Lapierre. Reprendre foi en l’humanité, c’est un bon devoir de vacances. Plus ambitieux qu’un cahier Passeport !

 

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