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Difficile d’opter pour l’optimisme, non ? Surtout au pays de Voltaire, où l’on a tendance à professer un cynisme assez satisfait, où l’on grince souvent qu’un optimiste est un pessimiste mal informé. Mais avez-vous remarqué ? “Opter” et “optimisme” ? La racine est la même, et sans surprise ni compétences particulières en latin, on comprend que “optare” évoque le choix. Ainsi, il serait en notre pouvoir de choisir (opter) de voir le monde plutôt comme ceci ou plutôt comme cela.

Ce qui détermine ce choix, c’est un état d’esprit, et cela, c’est plus compliqué à modeler. Mais c’est possible, avant tout si l’on en voit l’intérêt. En fait, le fond de la chose, c’est que l’optimisme suppose la confiance. La confiance que cela ira. Que cela ira mieux, ou que cela ira tout court.  Force est tout de même de reconnaître que si le progrès, au sens politique, ne fait plus rêver grand monde, c’est une notion qui explose sur le plan individuel, à l’heure où l’on se sent plus perfectible que jamais. Une personne relativement optimiste est, quoi qu’on en dise, plus agréable à côtoyer qu’une personne pessimiste. On peut aussi imaginer que la première aura une vie sociale plus riche que la seconde. Et si cette foi en l’avenir était en sus un gage de stabilité mentale ? Ainsi, si l’on pouvait générer de l’optimisme, ce serait sans doute une bonne action, pour soi et pour les autres, non ? Que l’on veuille faire de ses enfants des optimistes, ou, plus généralement pour faire rayonner un état d’esprit positif, je pense qu’il s’agit avant tout d’une faculté de perception. Voici donc mes 5 boosters d’optimisme.

1. Percevez l’étendue des possibles

Sans verser dans une candeur agaçante, si l’on s’encourage (ou encourage les autres) à croire que (presque) tout est possible à force de volonté, on diffuse soi-même un potentiel majeur : le courage de se relever de ses erreurs, de ses déceptions et de ses défaillances. Pas peu de choses…

2. Percevez le pouvoir de la gentillesse

La pratique conscience de l’acte de bonté sans attente de retour, de la patience, de la bienveillance ainsi qu’une attention particulière portée à ces actes venant des autres, au quotidien, est, je crois, le moteur turbo d’un cercle vertueux extrêmement puissant.

3. Percevez la beauté

Est-il chose gratuite plus fascinante que la beauté du monde ? Accessible à tous, il suffit d’ouvrir les yeux, de se libérer, rien qu’un peu, du poids de ses contraintes, pour que la beauté nous submerge et nous mette en lien les uns avec les autres, et surtout, avec nous-mêmes. Aider les autres à voir la beauté est l’étape d’après, et avec un peu d’entrainement, on la voit dans les choses les plus simples et on la partage de plus en plus facilement. En cette ère des réseaux sociaux, c’est un atout ! Et pour les parents, quelle qualité d’échange avec les tout-petits…

4. Percevez la force de la gratitude

Être capable d’identifier régulièrement ce pour quoi/pour qui on ressent de la reconnaissance, c’est un immense pas vers le bonheur, et c’est un des secrets de l’optimisme. Santé, amis, famille, enfants, ou jardin secret, bon livre, fou rire…

5. Percevez la possibilité de dire oui.

Essayez, une fois ou deux, de dire oui, quand vous avez l’intention immédiate de dire non. Jim Carrey, dans “Yes Man”, en fait une caricature inouïe et hilarante (et un peu inégale), et il n’est pas nécessaire de tomber dans cet excès de yessitude pour ouvrir quelques portes dans sa vie et créer un courant d’air fort appréciable.

Avez-vous déjà expérimenté un changement d’état d’esprit lié à un changement conscient de perception des choses ?

PS : On l’a vu, le sourire, ça se travaille, eh bien je vous propose de vous aider à le garder avec l’excellente Sophie Raynaud, qui nous propose un sourire illustré par jour sur son blog : Gardez le sourire