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Il y a sur ce blog quelques nourritures à picorer et parfois, je l’espère, quelques plats un peu plus roboratifs. Je parle d’oisiveté,  de retenue sur les réseaux sociaux, d’égo, de créativité, de poésie, de littérature… Mais aujourd’hui, je voudrais parler de plaisir, pas uniquement sur le plan sexuel, mais plus généralement des origines du plaisir. Et si ce que nous ressentions n’était pas d’abord le fruit d’une expérience sensorielle mais plutôt d’une construction morale ? Pour discuter, il faut voir cette conférence TED, donnée par Paul Bloom, un psychologue qui travaille au Mind and Development Lab à Yale, qui m’a semblé très intéressante :

En substance, et c’est ainsi qu’il termine : “The mind is its own place, and in itself can make a heaven of hell, a hell of heaven.” John Milton

– Nous sommes des essentialistes nés (c’est à dire l’inverse d’existentialistes), notre histoire et notre culture détermine ce qui nous semble bon ou mauvais, agréable ou désagréable.

– nos réactions sont conditionnées par nos convictions

– nos plaisirs sont conditionnés par nos croyances.

Et vous, vous en pensez quoi, du fait que notre notion du plaisir ne dépend presque pas de notre libre-arbitre ?

PS : Comment ça, vous ne saisissez pas la pertinence de cette image d’illustration ? Eh bien ce n’est que pure tromperie sur la marchandise !