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On connaissait le Printemps des Poètes… Eh bien, cette semaine, c’est l’Automne des Poètes sur mon blog et sur ma page Facebook (pas de panique, je n’officialise pas l’automne, il devrait faire 19°c en fin de semaine).

Pourquoi un peu de poésie ? Eh bien, simplement parce que j’en ai envie (c’est bon, ça !) Je l’avoue, j’ai besoin de poésie pour équilibrer la dichotomie, le décalage culturel que j’expérimente entre un sentiment citadin de toujours et une ruralité d’adoption. La poésie m’aide à questionner nos modes de vie, le rapport à la ville (d’où une faiblesse pour le street art), à formuler l’ineffable, à donner du sens à ce qui n’en a pas. Parce que la poésie, cette musique que tout homme porte en soi, selon Shakespeare, se suffit à elle-même, qu’elle perdrait sans doute de son charme à être toujours et encore analysée, expliquée. Cocteau en rajoute en disant que la poésie cesse à l’idée, que toute idée tue la poésie. La poésie calme mes nerfs, arrête le temps, m’emmène ailleurs. Et quand je m’en mêle, prose ou vers libres m’imposent leur promesse de liberté. Ou alors, c’est une forme spontanée, rythmique, presque musicale, parfois holorimique, elle met en scène l’absurde, l’éphémère, la polyphonie des langues, la fausse neutralité des mots. Quelques-uns de mes magiciens préférés ? E.E. Cummings, Fouad El-Etr, Pablo Neruda, Rilke, Cocteau… Et vous, quels sont vos poètes de prédilection ?

PS : La musique aussi est poésie, je vous laisse avec Debussy :